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Bibliothèque départementale de la Creuse

Culture et lecture près de chez vous

Liberati, Simon

Romancier
Anthologie des apparitions / Simon Liberati, 2004
Libération, 2011-08-31, [portrait]

Wikipédia


Simon Liberati est le fils de l'écrivain André Libérati (1927), membre du mouvement surréaliste. Après des études de grammaire latine à la Sorbonne, il devient journaliste, notamment à FHM, Grazia et 20 ans où il s'occupe (entre autres choses) de la rubrique horoscope, qu'il avoue inventer de toutes pièces afin de dégoûter les lecteurs de cette pseudo-science. Par la suite, il se consacre à l'écriture.
En 2004, Frédéric Beigbeder, alors éditeur chez Flammarion, publie son premier roman, Anthologie des apparitions, sur le thème de l'adolescence, qui bénéficie d'un accueil critique positif. En 2007 il publie le roman Nada Exist dans lequel il brosse le portrait d'un photographe de mode qui passe des paillettes et de la célébrité à la dérive.
En 2008, Simon Liberati et Frédéric Beigbeder sont arrêtés par la police et placés en garde à vue pour consommation de stupéfiants sur la voie publique. Cet épisode est à l'origine d'Un roman français (2009) par Frédéric Beigbeder dans lequel Simon Liberati apparaît sous les traits d'un personnage nommé « le poète ».
En 2008, il préface Du dandysme et de George Brummell de Jules Barbey d'Aurevilly, publié par les éditions de Paris et participe au recueil 10 ans, 10 auteurs, 10 nouvelles, publié chez J'ai lu, dans la collection « Nouvelle génération » et à La Revue littéraire (éditions Léo Scheer, numéros|34-35), dans laquelle il publie une critique littéraire, « À propos des Bienveillantes ».
Son troisième ouvrage intitulé L'Hyper Justine reçoit le prix de Flore 2009 dont le jury est présidé par Frédéric Beigbeder, ami et éditeur du premier roman de l'auteur. Ces liens sont notés par certains médias.
En 2011, il publie aux éditions Grasset son quatrième roman, Jayne Mansfield 1967, dans la collection « Ceci n'est pas un fait divers », un récit dans lequel il retrace le destin tragique de l'actrice. L'ouvrage est récompensé par le prix Femina le date|7|novembre|2011|en littérature. Jayne Mansfield se vend à formatnum:35000 exemplaires, nombre de ventes jugé « décevant » par l'éditeur lui-même ; un texte récompensé par le Fémina s'écoulant en moyenne à formatnum:155000 exemplaires. Simon Liberati déclare que si son premier roman s'était bien vendu (autour de formatnum:20000 exemplaires), d'autres ont tout juste atteint la barre des formatnum:3000 exemplaires.
En date-|janvier 2013, il publie, chez Flammarion, 113 études de littérature romantique, un livre, selon le site evene.fr, « épais, un tantinet foutoir, à la fois naïf et sincère, avec des passages qu’on oublie mais aussi des moments de grâce » et qui propose au lecteur de découvrir les lectures qui ont construit Simon Liberati. L'ouvrage bénéficie d'un accueil critique majoritairement positif.
Simon Liberati est marié à l'actrice et cinéaste Eva Ionesco, dont la vie inspire l'écrivain dans son roman Eva en 2015, entraînant une plainte pour atteinte à la vie privée devant la justice de la part de la photographe Irina Ionesco, mère de son épouse. Cette dernière a été déboutée par la justice qui a estimé notamment que la photographe avait elle-même ouvertement abordé certains détails de sa vie dans un roman autobiographique (« L’Œil de la poupée »), paru en 2004.