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Perronne, Christian

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Christian Perronne est médecin. En 1985, il soutient une thèse d'exercice sur le traitement par la coumermycine A1 de l'endocardite expérimentale à Staphylococcus aureus du rat à l'université Paris-VII.
En 1992, il soutient une thèse de doctorat en science médicale, intitulée Étude physiopathologique et thérapeutique d'infections opportunistes du sida dues à des micro-organismes à développement intracellulaire, à l'université Paris-Diderot, sous la direction de Jean-Jacques Pocidalo. Il étudie en collaboration les effets de l’adaptation au traitement antirétroviral hautement actif sur le sida dont le résultat est publié dans une lettre en 1998.
En 2004, il participe à une recherche sur un vaccin contre le virus H5N1 de la grippe aviaire.
Professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, il est chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches jusqu'en décembre 2020, date à laquelle il est démis de ses fonctions "pour des propos indignes de la fonction qu'il exerce".
Il a été, en 2009, vice-président du groupe European Advisory Group of Experts on Immunisation (ETAGE), qui conseille la politique vaccinale européenne de l’Organisation mondiale de la santé.
Il a été président de la commission des maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique.

Maladie de Lyme


Christian Perronne est souvent présenté dans les médias comme spécialiste de la maladie de Lyme et comme la figure de proue des Citation|Lyme doctors, en dépit de ses prises de position non conventionnelles.
Il est, en France, l'un des rares membres de sa communauté à remettre en cause la fiabilité des tests de diagnostic médical (Elisa, Western Blot) pour les borrélioses, et leur capacité à identifier tous les types de borrélies potentiellement en cause dans la maladie de Lyme.
Il soutient l'existence d'une forme chronique de la borréliose de Lyme et plaide pour la nécessité d'une prise en charge thérapeutique de cette forme. Il a notamment demandé la reconnaissance de la dénomination retenue par la Haute Autorité de santé (HAS) faisant prévaloir l'existence d'un Citation|syndrome persistant polymorphe après une possible morsure de tique en lieu et place d'un allégué syndrome post-traitement de la maladie de Lyme dont il récuse l'implication. C'était aussi une demande des associations de patients. Il est cofondateur et vice-président de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques et président de son conseil scientifique, jusqu'en octobre 2020.
En 2015, il supervise au CHU de Garches l'étude controversée d'un traitement "électrophotonique" de la maladie}} réfugié aux États-Unis. Le professeur Didier Raoult le qualifie alors de "confrère qui a pris une position de leader du Lyme, sans bagage scientifique spécifique dans ce domaine, autre que ses croyances et le support de ses disciples,". Ce même Didier Raoult ajoutait : « Il n’a pas de production scientifique lisible. Il a embrasé les théories alternatives et a même convaincu un grand hebdomadaire qu’il existait un complot tendant à dissimuler (pour quelle raison ?) l’ampleur du désastre. »
En 2019, il affirme recevoir des patients Citation|de la France entière et même de l’étranger et en guérir environ 80 % par un traitement antibiotique de longue durée. Selon La Croix, les résultats qu'il affirme avoir obtenus Citation|laisse[nt] sceptique l’immense majorité de ses confrères infectiologues, qui attribuent la guérison à un effet placebo ou à un diagnostic erroné. Son ouvrage incise|La vérité sur la maladie de Lyme.

Études sur l'Artemisia annua


En août 2020, deux articles scientifiques rapportant les résultats d'études cliniques dont il a été co-auteur ont été rétractés par l'éditeur de la revue {{Lien|langue=en|trad=Phytomedicine_(journal)|fr=Phytomedicine devant des soucis concernant l'approbation dans les temps par le comité d'éthique, l'acceptation par les participants de voir leurs données publiées et la fiabilité des données. L'histoire de ces deux essais a été décrite en détail par le site Web Retraction watch. Pour l'auteur des commentaires à l'origine de la rétraction, le rôle de Christian Perronne apparaît mineur dans l'étude.

Polémiques liées aux traitements à base d'hydroxychloroquine


Début avril 2020, pendant la pandémie de Covid-19, Christian Perronne participe aux polémiques sur l'hydroxychloroquine. Il prône l'utilisation du traitement combinant hydroxychloroquine et azithromycine proposé par Didier Raoult et le prescrit, bien que les preuves expérimentales de l'efficacité de ce traitement soient "imparfaites et principalement non-publiées" à cette date selon lui, et Citation|insuffisantes selon un article du journaliste indépendant Yves Sciama dans la revue scientifique Science.
Christian Perronne considère que le ministre français de la Santé a été "incroyablement rigide.
Pendant la pandémie, il cosigne le 5 mai 2020 un préprint mettant en évidence le bénéfice du traitement par l'azithromycine associée ou non à l'hydroxychloroquine ; l'étude est qualifiée de Citation|cas d'école pour savoir ce qu'il ne faut pas faire" par le site Futura. Les auteurs la retirent ensuite pour qu'elle ne soit plus citée, expliquant qu'{{Citation|en raison de la controverse à propos de l'hydroxychloroquine et de la nature rétrospective de leur étude, [ils préfèrent] la réviser après examen par les pairs. Christian Perronne déclare : "On a été obligé de la retirer parce qu’on s’est pris des seaux de purin sur la tête mais l’article est toujours en comité de relecture dans un journal international. Mes équipes ont reçu des appels de menace de collègues leur demandant s’ils avaient bien réfléchi à leur carrière en signant un papier pareil". Selon 20 Minutes, des participants à l'étude auraient demandé à voir leur nom retiré de la liste des auteurs avant même sa pré-publication, car ils auraient émis des doutes sur sa méthodologie dès le départ. Une nouvelle version de l'article est publiée le 2 août dans Lien|langue= en|International Journal of Antimicrobial Agents, revue dirigée par un membre de l'IHU Méditerranée Infection qui avait précédemment publié plusieurs études à la méthodologie controversée sur l'hydroxychloroquine au début de l'épidémie.
Dans un livre réquisitoire incise|Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise ? publié au printemps 2020, Christian Perronne critique la gestion par l’État français de la pandémie de Covid-19, dénonçant "un mensonge d’État," sur les pénuries de masques, les tests, l’atteinte à la libre prescription des médecins et ce qu’il perçoit comme un lobbying intensif des laboratoires}}. Dans le quotidien Les Échos, Kevin Badeau écrit que, du point de vue de l’auteur, qui selon lui Citation|sombre trop souvent dans l’excès de sévérité, Citation|tout ou presque relève du scandale.
Au cours de plusieurs entretiens et confrontations télévisées ou radiophoniques, il s’en prend à divers décrets dont les promulgations auraient contribué à faire en sorte que les médecins du CHU de Nantes n’auraient consécutivement été confrontés à d’autre issue que celle de "laisser crever son beau-frère" en raison de l’impossibilité pour eux de recourir au seul médicament qui, selon lui, aurait pu contribuer à le tirer d’affaire si l’interdiction de prescrire le Plaquénil n’avait été prononcée en haut lieu, laissant de facto le corps soignant démuni et "à poil" face à la pandémie. Il précise en outre que "la France est le seul pays au monde où on a interdit aux médecins de prescrire la chloroquine". Il estime dès lors que le traitement recourant à cette médication, si elle n’avait été aussi arbitrairement proscrite, aurait pu contribuer à sauver 25000 personnes}}. Ces déclarations indignent de nombreux soignants. Conséquemment, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) saisit ses instances déontologiques. Par extension, dans une lettre datée du 24 juin 2020, le directeur général de cette instance, en la personne de Martin Hirsch, demande à son collège de déontologie de rendre un avis éclairé « avant la fin du mois de juillet » afin de déceler ou infirmer l’existence d’éventuels "manquements à des obligations d’ordre déontologique (…) dans un cas de figure où des propos sont tenus avec l’autorité conférée à une fonction de responsabilité dans un hôpital public universitaire". Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) se trouve ainsi sommé de réagir. Ce dernier saisit peu après le Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Hauts-de-Seine afin qu’il statue sur d’éventuelles sanctions. Une autre procédure émane de l'AP-HP.
Le date-|17 décembre 2020, le directeur général de l'AP-HP met fin aux fonctions de chef de service des maladies infectieuses et tropicales exercées par le professeur Christian Perronne à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, après qu’il a notamment affirmé que les malades de la Covid-19 représentaient une aubaine financière pour les médecins et tenu des propos polémiques concernant l’hydroxychloroquine, et dépose plainte devant le conseil national de l'Ordre des médecins.
Le conseil national de l’Ordre des médecins porte plainte début Date-|décembre 2020 contre six médecins, dont Christian Perronne, en raison de propos jugés controversés sur l’épidémie de Covid-19.