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Bibliothèque départementale de la Creuse

Culture et lecture près de chez vous

Giesbert, Franz-Olivier

Journaliste. - Après avoir appartenu au service politique du "Nouvel Observateur", est devenu directeur de la rédaction du "Figaro" depuis 1988 (en 1996) puis du "Point" depuis 2000 (en 2008). - Biographe et romancier
Le Président / F.-O. Giesbert, 1990
La souille : roman / Franz-Olivier Giesbert, 1996
l'Américain / Franz-Olivier Giesbert, 2004
La souille / Franz-Olivier Giesbert, impr. 2008

Wikipédia


Jeunesse


Franz-Olivier Giesbert est le fils de Frederick Julius Giesbert, un Américain né à Chicago et de Marie Allain, une Française native d'Elbeuf en Normandie qui l'a rejoint en 1946 aux États-Unis, où ils se marient le 6 juin 1947, date symbolique du troisième anniversaire du débarquement allié en Normandie, auquel Frederick a participé le Date-|6|juin|1944 à Omaha Beach. Ses parents lui donnent un prénom « aux origines mélangées : Franz à cause de Schubert, que Frederick écoute à longueur de journée, comme un écho à son origine allemande, et parce que le prénom est courant du côté de Chicago ; Olivier, parce que Marie aime l'arbre et sa consonance ». Il est issu, par son père, d'une famille d'origine allemande, écossaise, autrichienne et juive, dont les membres ont immigré aux États-Unis à la veille et au début de la Première Guerre mondiale, et, par sa mère, d'une famille normande catholique propriétaire à Elbeuf d'une importante imprimerie régionale.
Dégoûté par le consumérisme américain, Frederick installe sa famille en 1952 en Normandie, à Elbeuf, où son beau-père lui propose un poste de dessinateur à l'imprimerie Allain. Franz-Olivier reçoit une éducation catholique et de gauche, élevé par sa mère, professeur de philosophie et adjointe du maire PS d’Elbeuf dans les années 1970, et par son père, dessinateur commercial passé par l'Art Institute of Chicago. Il est le frère aîné de Jean-Christophe Giesbert.
À dix ans, il veut devenir écrivain et commence à écrire des nouvelles. Sous l'influence d'une mère très croyante, il suit une éducation religieuse dont il tire un fort attachement à la foi catholique et un vif intérêt pour les réformes de l'Église de Jean XXIII (il a d'ailleurs tenu une chronique régulière dans le magazine chrétien français Panorama).
Si, durant son adolescence, il se montre, en réaction contre son père, un partisan déclaré de l'Algérie française, il affirme avoir ressenti, à l'arrivée de l'âge adulte, un bref attrait pour le communisme. Après avoir suivi sa scolarité au Lycée André-Maurois (Elbeuf), il publie à l'âge de dix-huit ans dans Liberté-Dimanche (supplément de Paris Normandie) son premier article, consacré à l'élection présidentielle américaine. Il refuse le poste de rédacteur en chef-adjoint du quotidien Paris Normandie, que lui propose sa famille maternelle, Marie Allain étant l'un des trente-trois actionnaires du quotidien. Sur les conseils de sa mère, il effectue des études de droit, avec l'intention d'entrer à l'ENA ou d'obtenir le diplôme d'avocatrefnec. Parallèlement, il collabore de 1968 à 1972, en qualité de pigiste, à la page littéraire de Paris Normandie.

Une vocation au journalisme précoce


À dix-neuf ans, il collabore aux pages littéraires de Paris Normandie, où il publie des entretiens avec Louis Aragon, Henry de Montherlant, Jules Romains, Maurice Genevoix, Alain Robbe-Grillet, etc.
Il entre en 1969 au Centre de formation des journalistes, où il se lie avec notamment Patrick Poivre d'Arvor. Marqué par les enseignements de François Furet, de Jacques Julliard et de Gilles Martinet, il effectue, durant l'été 1971, son stage de fin d'études aux services « Politique » et « Notre époque » du magazine Le Nouvel Observateur. Il obtient son diplôme la même année.

Débuts au Nouvel Observateur


Il est recruté au service politique sur recommandation de Jacques Ozouf, alors à la recherche de jeunes journalistes motivés et susceptibles de professionnaliser le service.
Il publie parmi ses premiers articles une interview de Michel Rocard, puis des reportages sociaux, des papiers sur la presse mais aussi sur Jacques Chaban-Delmas ou Edgar Faure. Il prend successivement en charge la droite et l'exécutif puis, à partir de 1974, la gauche notamment, le PS. Il traite parfois du PCF jusqu'en 1977, mais il est essentiellement attaché à la gauche non communiste (il interroge à deux reprises François Mitterrand en l'espace de deux mois). Parmi les autres hommes politiques à qui il donne la parole figurent Edgar Faure, Jacques Delors et Pierre Mauroy. Ses liens avec ce dernier, alors numéro deux du PS, sont alors si importants qu'on le définit comme « mauroyiste ».
Aidé par Lucien Rioux, il collabore avec Pierre Mauroy à la rédaction du livre Les Héritiers de l'avenir (Stock, 1977), où le numéro deux du PS défend la crédibilité du Programme commun. Il publie également une biographie (François Mitterrand ou La tentation de l'histoire) au Seuil en mars 1977.
Ses relations avec Mitterrand alternent alors entre des périodes de froid et de réconciliation, même si lui-même participe à la construction médiatique de Michel Rocard. Interviewant cinq fois l'ancien leader du PSU en un peu plus de deux ans (entre mai 1977 et septembre 1979), il couvre avec attention ses déplacements en province (« Rocard chez les sudistes », 19 mars 1979) ou à l'étranger (« Rocard à Washington », 9 juin 1980). Mais il donne aussi la parole à un écologiste comme Brice Lalonde à la veille des élections de 1977 et de 1978, ainsi qu'à des leaders du CERES. Il apparaît ainsi comme le moins politisé du service politique, un « OVNI ».Référence nécessaire|date=4 octobre 2018

Un bref séjour aux États-Unis comme grand reporter


Lassé de la politique française, il souhaite devenir correspondant aux États-Unis. Olivier Todd et Jean-François Revel lui proposent d'entrer comme grand reporter à L'Express. Mais après s'en être ouvert à Jean Daniel et Claude Perdriel, il est finalement promu grand reporter (septembre 1979), puis correspondant aux États-Unis en janvier 1980. À la suite du départ de Thierry Pfister pour le cabinet de Pierre Mauroy (mai 1981), il est rappelé à Paris pour prendre la tête du service politique du magazine.Référence nécessaire|date=4 octobre 2018

Des postes à responsabilité


Nommé en 1985 directeur de la rédaction d'un journal en pleine crise, il redresse Le Nouvel Observateur. Il y était considéré comme « de droite » par certains de ses journalistes.
En septembre 1988, il quitte Le Nouvel Observateur pour rejoindre Le Figaro, quotidien alors emblématique du Groupe Hersant. Sa mère s'était pourtant vivement opposée à Robert Hersant quand ce dernier avait racheté Paris-Normandie et le passage du grand hebdomadaire de gauche vers le grand quotidien de droite surprend beaucoup de gens, Giesbert ayant écrit à propos de Robert Hersant, dans Le Nouvel Observateur, le 12 juillet 1976 : « Cet homme est dangereux […] croisé de l'Occident […] ancien d'un mouvement antijuif et antimaçonnique ». Jean Daniel dit avoir vécu son départ comme une trahison. De 1988 à juin 2000, il est directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro. Il redresse par ailleurs les ventes du Figaro MagazineRéférence nécessaire|date=4 octobre 2018.
Il quitte ses fonctions en septembre 2000, et entre à l'hebdomadaire Le Point en qualité de directeur, sous l'influence de son fondateur Claude Imbert. Il croit dans les valeurs du travail d'équipe, aussi s'entoure-t-il de Michel Colomès, directeur de la rédaction et de Michel Richard comme directeur adjoint. Avec Philippe Bertrand, son directeur artistique, il décide de moderniser la maquette. Pour augmenter le nombre de lectrices, il fait évoluer la dernière partie du magazine, car les études montrent que davantage de femmes que d'hommes commencent leur lecture par la fin.Référence nécessaire|date=4 octobre 2018
PDG depuis 2003 du groupe SEBDO Le Point, il permet au magazine de connaître un nouvel essor commercial, notamment auprès des catégories socioprofessionnelles les plus élevées. Misant sur l'indépendance d'esprit, les couvertures de l'hebdomadaire sont volontairement de plus en plus agressives. Sous sa houlette, les ventes du Point passent de près de formatnum:300000 en 1999 à environ formatnum:415000 en 2010.Référence nécessaire|date=4 octobre 2018
Le ton ou l'impertinence du Point aurait déplu à Nicolas Sarkozy qui, en 2008, aurait demandé la tête de Franz-Olivier Giesbert à François Pinault, tout comme l'auraient fait auparavant François Mitterrand, Jacques Chirac et Dominique de Villepin. En février 2012, François Pinault confirme l'information au magazine économique Challenges : Citation|C'est à moi que Nicolas Sarkozy s'adressait pour me demander régulièrement de virer Franz-Olivier Giesbert de la direction du Point, explique le propriétaire de l'hebdomadaire, avant de préciser que l'immixtion présidentielle lui déplaît et le conduit au contraire à maintenir Giesbert, qu'il décrit comme un "excellent patron de presse, solide, créatif et paradoxal", dans ses fonctions.
L'intéressé entretient ou a entretenu des relations d'amitié avec plusieurs grand écrivains : Julien Green, Michel Tournier, Norman Mailer et J.M.G. Le Clézio, qu'il a interviewés souvent ou qui ont collaboré régulièrement aux journaux qu'il a dirigésrefnec. Il fréquente le club Le SiècleRéférence nécessaire|date=4 octobre 2018 et est membre du jury du prix Renaudot, où il a été élu en juin 1998.

À la télévision


Section à sourcer|date=octobre 2018
Franz-Olivier Giesbert présente d'abord une émission hebdomadaire littéraire sur la chaîne câblée Paris Première, intitulée Le Gai Savoir. Cette émission a été récompensée par le prix Richelieu de l'association de la Défense de la langue française en mars 1999.
À partir de 2001, il travaille pour le service public, alternant les différentes chaînes de France Télévisions :
D'octobre 2001 à mi-2006, il présente tout d'abord l'émission littéraire Culture et Dépendances sur France 3.
De septembre 2006 à mi-2009, il prend en charge une émission politique Chez FOG sur France 5 avant de revenir à l'actualité culturelle en 2009 et 2010 lorsqu'il présente Vous aurez le dernier mot sur France 2, le vendredi à heure|23.
À partir de date||septembre|2010 et jusqu'en date||avril|2011, il anime, sur France 2, Semaine critique !, une nouvelle émission culturelle diffusée les vendredis soirs. Grâce à la chronique de Nicolas Bedos, l'émission a pu atteindre jusqu'à 10 % de part de marché mais reste en deçà des attentes.
Depuis date||octobre|2011, il anime 2012, les grandes questions sur France 5. Cette émission se poursuit en 2013 sous le titre Les Grandes Questions.
Depuis la rentrée 2012, il anime en première partie de soirée sur France 3 l'émission Le Monde d'après, un magazine de société qui traite de sujets économiques une fois par mois, le lundi soir.
Il participe ponctuellement en tant qu'invité à l'émission quotidienne C dans l'air sur la chaîne publique France 5.
En septembre 2017, il rejoint la bande de chroniqueurs de l'émission Les Terriens du dimanche ! de Thierry Ardisson.

À la radio


Le Date|29|août|2014, Franz-Olivier Giesbert rejoint Les Grosses Têtes de Laurent Ruquier sur RTL.

En presse écrite


En mai 2017, Franz-Olivier Giesbert devient directeur éditorial du journal La Provence, nommé par Bernard Tapie après que celui-ci a pris possession du journal. En septembre 2017, à la suite de nombreux incidents, le syndicat national des journalistes, pose la question "Avez-vous encore confiance en Franz-Olivier Giesbert ?" à la rédaction. Sur 180 journalistes}}, un peu moins de la moitié prennent part au vote, {{nombre 74 journalistes répondent « non », 6 votent « oui » et 7 votent blanc.